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MODE D'EMPLOI

Coup de chaleur chez le chien ou le chat : refroidissez-le immédiatement et appelez le vétérinaire

Face à un coup de chaleur, chaque minute compte.

Sous la responsabilité éditoriale de Nabil GhanemRelu par Anil Popat, assistant vétérinaire diplômé

Un adulte mouille un chien haletant près d’un ventilateur, avec une caisse pour chat ouverte dans une clinique vétérinaire

Votre chien halète de façon inhabituelle après un effort ou dans une pièce étouffante. Votre chat respire vite, semble faible ou marche de travers après avoir été enfermé dans un endroit chaud. Ne cherchez pas à voir s’il « récupère » : un coup de chaleur est une urgence vitale.

La règle est simple : mettez votre animal au frais, commencez à le refroidir et appelez immédiatement un vétérinaire ou le service de garde. Le refroidissement ne remplace pas la consultation ; il la prépare.

Pour limiter les situations à risque au quotidien, notamment à la maison et lors des trajets, retrouvez notre checklist Canicule : la checklist pour protéger son chien, son chat ou son NAC à la maison et en déplacement.

Les signes qui doivent vous faire agir

Chez le chien, les premières alertes peuvent être un halètement intense, une agitation inhabituelle, une salivation abondante ou une faiblesse marquée. La page « Coup de chaleur chez le chien » du Centre hospitalier vétérinaire Frégis cite aussi des muqueuses rouge brique, puis, lorsque l’état s’aggrave, des vomissements, une diarrhée, une démarche instable, des convulsions ou un coma.

Chez le chat, le halètement est particulièrement anormal. La page « Heatstroke in cats » de la PDSA invite à prendre au sérieux un halètement ou une respiration rapide, des gencives rouge foncé ou très pâles, des vomissements ou une diarrhée, la faiblesse, la confusion, le titubation, les convulsions ou la perte de connaissance.

N’attendez pas de mesurer une température pour réagir. Chez le chien, Frégis indique qu’une température supérieure à 40 °C accompagne souvent le coup de chaleur et que des lésions irréversibles peuvent apparaître rapidement au-delà de 41,5 °C. Ces repères expliquent l’urgence : ils ne doivent pas retarder les premiers gestes ni l’appel.

Que faire, dans l’ordre

  1. Retirez immédiatement votre animal de la chaleur : ombre, pièce fraîche, climatisée ou bien ventilée. Arrêtez tout effort et desserrez ou retirez ce qui l’encombre.
  2. Appelez la clinique vétérinaire ou le service de garde. Dites qu’il s’agit d’une suspicion de coup de chaleur et suivez leurs consignes. Si vous êtes deux, l’un appelle pendant que l’autre commence le refroidissement.
  3. Mouillez le corps avec de l’eau fraîche du robinet, en évitant soigneusement le nez et la bouche. La page « First aid for heatstroke » de la PDSA recommande ce refroidissement immédiat, puis la création d’un courant d’air.
  4. Ventilez avec un ventilateur, la climatisation ou des fenêtres ouvertes.
  5. Proposez de l’eau fraîche, sans jamais obliger l’animal à boire.
  6. Partez chez le vétérinaire sans attendre, en gardant le véhicule climatisé ou bien ventilé et en poursuivant le refroidissement si cela reste possible sans gêner la conduite.
Ne faites pas cela
- N’attendez pas qu’il semble aller mieux avant de consulter.
- Ne l’enveloppez pas dans une serviette mouillée : elle peut emprisonner la chaleur.
- N’appliquez pas de glace directement sur son corps. Les formulations vétérinaires varient sur la température précise de l’eau ; le point robuste est de commencer tout de suite avec de l’eau du robinet, sans glace directe.
- Ne forcez jamais un animal à boire ou à avaler quoi que ce soit.
- Ne perdez pas de temps à prendre une température rectale si cela retarde l’appel ou le départ.
- S’il est inconscient, éloignez absolument l’eau du nez et de la bouche pour éviter qu’il l’inhale.

Ce qu’il faut transmettre au vétérinaire

Au téléphone puis à l’arrivée, indiquez l’espèce, les signes observés, l’heure et la durée probable de l’exposition, un éventuel effort ou confinement dans un lieu chaud, les gestes déjà réalisés et l’évolution pendant le trajet. Précisez aussi si l’animal a vomi, eu de la diarrhée, titubé, convulsé ou perdu connaissance.

Même si votre compagnon paraît plus calme après avoir été refroidi, la consultation reste indispensable. Frégis rappelle que des atteintes rénales peuvent apparaître jusqu’à 48 heures après un épisode chez le chien ; une surveillance, une perfusion, de l’oxygène ou des examens peuvent être nécessaires. Chez le chat aussi, la PDSA rappelle le risque de déshydratation sévère et de lésions d’organes. Face à cette urgence, chaque geste doit aller dans le même sens : refroidir vite, appeler vite, consulter vite.

Pour aller plus loin

Tout le dossier « Santé, parasites et signaux à surveiller » →

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